ProNews

CAN 2025 : Le Paris FC bloque Krasso – Faut-il s’inquiéter pour les Éléphants ?

CAN 2025. Deux mots qui résonnent déjà dans toute la Côte d’Ivoire, championne en titre et attendue pour défendre son trophée au Maroc. Pourtant, alors que la préparation devrait déjà battre son plein, un grain de sable vient enrayer la machine : le Paris FC refuse de libérer Jean-Philippe Krasso avant le 14 décembre.

Et lorsque l’un des joueurs offensifs les plus précieux arrive en retard, c’est toute la mise en place tactique qui vacille. Entre pression des clubs européens, enjeux réglementaires, négociations FIFA–EFC et incertitudes sportives, la Côte d’Ivoire n’est pas la seule concernée.

L’Algérie, le Nigeria et le Mali sont eux aussi durement touchés. Alors, faut-il s’inquiéter ? Et surtout, quels impacts réels sur la préparation ?

Voyons cela ensemble, étape par étape.

Les événements clés du dossier Krasso et des autres internationaux

DateÉvénement majeur
Début novembre 2025Le Paris FC informe plusieurs fédérations africaines de son intention de garder ses joueurs jusqu’au 14 décembre.
Semaine du 20 novembreLa Fédération Ivoirienne de Football (FIF) reçoit la confirmation concernant Krasso.
Fin novembreAlgérie, Nigeria et Mali signalent des impacts similaires pour Kebbal, Chergui, Moses Simon et Camara.
Début décembrePression médiatique et débat public autour du respect des dates FIFA.
14 décembreDate officielle où le Paris FC autorise la libération de ses internationaux.
15–20 décembreStages express des sélections concernées, dernière ligne droite avant le match d’ouverture.
21 décembreDébut de la CAN 2025 au Maroc.

CAN 2025 : pourquoi le cas Krasso inquiète autant les Éléphants ?

Le football moderne repose énormément sur l’automatisme. Les joueurs n’ont pas besoin uniquement de savoir jouer : ils doivent comprendre des schémas, des circuits préférentiels, des placements, des transitions.

Jean-Philippe Krasso, avec son profil polyvalent, est une pièce essentielle de ce puzzle ivoirien. Il est capable de décrocher, combiner, presser, jouer en pivot ou prendre la profondeur.

Arriver tard dans la préparation, c’est comme entrer dans un examen sans avoir assisté aux révisions.

Et pour une compétition comme la CAN 2025, où chaque détail compte, cela peut coûter un début de tournoi difficile.

Le Paris FC reste ferme : pourquoi le 14 décembre ?

Le club parisien ne fait pas mystère de sa position :
👉 Les compétitions européennes et nationales comptent trop pour se priver plus tôt de leurs joueurs-clés.

De plus :

  • Le club lutte pour une place qualificative importante.
  • Les matches de décembre sont souvent déterminants.
  • Plusieurs absences simultanées affaiblissent l’équipe.

Le club s’appuie sur la jurisprudence habituelle : ils peuvent légalement garder les joueurs jusqu’à la date butoir que FIFA finalise avec l’EFC.

En clair, Paris FC se protège… même si cela met quatre sélections africaines en difficulté.

CAN 2025 : une bataille juridique et diplomatique en coulisses

La FIFA et l’EFC (European Football Club Association) négocient chaque année une fenêtre officielle.

Les sélections africaines souhaitent :
✔ deux semaines pleines pour préparer
✔ s’adapter au climat marocain
✔ installer la cohésion sur le plan tactique

Les clubs européens souhaitent :
❌ garder leurs cadres le plus longtemps possible
❌ réduire les risques de blessures
❌ éviter les pertes de performances en championnat

Le résultat ?
Un tiraillement permanent… qui retombe sur les joueurs et les sélections.

Impact sur la Côte d’Ivoire : Krasso, un retard lourd de conséquences ?

Pour la Côte d’Ivoire :

  • Le staff misait sur un groupe complet autour du 5 décembre.
  • Le retard de Krasso oblige Flick à réadapter ses combinaisons offensives.
  • Les automatisme avec Haller, Adingra ou Boga prendront plus de temps.

On sait combien le premier match d’une CAN peut orienter tout le tournoi.

Entrer dans la compétition avec un joueur offensif désynchronisé peut coûter cher.

Algérie : Kebbal et Chergui, deux absences qui reconfigurent tout

Les Fennecs se préparaient eux aussi selon un calendrier précis.
Le tandem Kebbal–Chergui devait être intégré dans les premières séances tactiques.

Leur absence :

  • retarde la mise en place des transitions offensives
  • complique les schémas en 4-3-3
  • oblige le sélectionneur à tester de nouvelles options dans l’urgence

L’Algérie commence donc la CAN sans sa meilleure base de travail.

Nigeria : Moses Simon, un retard qui peut peser lourd

Pour les Super Eagles, Moses Simon n’est pas un joueur parmi d’autres.
C’est le métronome des ailes, un détonateur.

Son absence jusqu’au 14 décembre signifie :

  • une animation offensive déséquilibrée
  • un manque de percussion sur les ailes
  • un temps réduit pour coordonner ses appels avec Osimhen ou Boniface

Un joueur d’aile a besoin de connexion avec son latéral. Là, ce sera à peine quelques séances.

Mali : Camara, le cerveau manquant du milieu

Le Mali perd pendant dix jours celui qui orchestre son milieu.
Camara devait :

  • guider l’équipe
  • réguler le tempo
  • assurer les transitions

L’absence du chef d’orchestre dans une répétition générale, c’est comme retirer un chef d’équipe sur un chantier : tout avance, mais moins vite et moins bien.

CAN 2025 : un problème récurrent pour l’Afrique

Chaque édition de la CAN connaît le même débat :
➡️ Les clubs européens veulent garder les joueurs
➡️ Les sélections veulent les récupérer plus tôt

Une compétition qui se déroule en janvier ou décembre accentue ce conflit.

Les africains sont souvent les plus pénalisés car :

  • Les joueurs évoluent majoritairement en Europe
  • Le calendrier n’est jamais aligné
  • Les clubs priorisent leurs intérêts économiques

Que dit exactement la FIFA dans ce dossier ?

Officiellement :

  • Les clubs doivent relâcher les joueurs à une date précise.
  • Mais cette date dépend encore cette année des négociations.

La FIFA souhaite apaiser les tensions mais ne peut pas pénaliser les clubs qui jouent des compétitions intercontinentales.

Le flou profite donc toujours… aux clubs.

Le Paris FC joue-t-il contre les intérêts africains ?

Il faut être honnête :
❌ Le Paris FC n’a rien contre les nations africaines.
✔ Il protège ses résultats sportifs.

Mais ce choix :

  • donne l’impression que les sélections africaines sont secondaires
  • renforce l’idée que la CAN est moins respectée
  • crée un sentiment d’injustice chez les supporters africains

Le débat revient chaque année, preuve qu’une solution globale n’a toujours pas été trouvée.

Les joueurs concernés, eux, vivent le pire des dilemmes

Les joueurs veulent jouer la CAN.
Les clubs veulent les garder.

Krasso, Simon, Camara, Kebbal, Chergui vivent le même conflit intérieur :

  • loyauté envers le club
  • fierté de représenter la nation
  • peur de perdre leur place en club
  • besoin d’être en forme pour la CAN

Psychologiquement, cela peut affecter leur début de compétition.

Quels risques pour les sélections africaines au premier match de la CAN 2025 ?

Moins de préparation =

  • moins de cohésion
  • plus d’erreurs tactiques
  • un collectif qui se cherche encore
  • des automatismes absents
  • des débuts poussifs

En résumé :
Le retard d’un joueur peut faire perdre un match.
Le retard de cinq joueurs peut fausser un début de CAN.

Faut-il modifier définitivement le calendrier de la CAN ?

La question revient systématiquement.
Trois solutions sont souvent proposées :

  1. Organiser la CAN en juin–juillet (comme la 2019)
    Avantage : pas de conflit clubs–sélections
    Inconvénient : chaleur extrême dans certains pays hôtes
  2. Créer une fenêtre internationale élargie
    Avantage : stabilité
    Inconvénient : clubs pas toujours motivés
  3. Réduire les compétitions dans les clubs européens
    Avantage : plus de respect pour le football africain
    Inconvénient : impossible économiquement

Conclusion

La CAN 2025 approche à grands pas, mais les sélections africaines doivent une fois encore composer avec les contraintes imposées par les clubs européens. Le cas Jean-Philippe Krasso, symbole de cette crise, rappelle que le football moderne est une bataille permanente d’intérêts.

La Côte d’Ivoire, l’Algérie, le Nigeria et le Mali devront faire preuve de résilience.
Les sélectionneurs improviseront, les joueurs s’adapteront, et les supporters espéreront.

Mais une chose est sûre :
Le 14 décembre sera la date la plus scrutée avant le coup d’envoi au Maroc.

FAQ

1. Pourquoi le Paris FC bloque-t-il Krasso jusqu’au 14 décembre ?

Pour préserver son effectif en période cruciale et utiliser au maximum ses internationaux avant leur départ.

2. La CAN 2025 est-elle menacée par ces retards de libération ?

Non, mais la préparation des sélections concernées est considérablement affaiblie.

3. Pourquoi la Côte d’Ivoire a-t-elle autant besoin de Krasso ?

Son profil complet apporte des solutions offensives variées et essentielles au système de jeu.

4. Le problème touche-t-il seulement la Côte d’Ivoire ?

Non. Algérie, Nigeria et Mali sont également touchés par des retards similaires.

5. La FIFA peut-elle obliger les clubs à libérer plus tôt ?

Seulement si un accord ferme est signé avec l’EFC. Pour l’instant, la fenêtre reste floue.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page